La Dame Brune

Les tableaux de la série « Tolosa 2018 » aussi appelée « La Dame Brune » ont été réalisés entre 2016 et 2019.
Ils se veulent une extrapolation de la série « Alpha Tango ». De ce fait on y retrouve les avions de la Ligne, qu’ils soient anciens ou actuels avec les couples de danseurs. Mais cette fois, les références à la ville rose comme à l’histoire de l’Aéropostale sont affirmées dès que l’on sort d’un hangar ou qu’on oublie les espaces largement ouverts des terrains d’aviation. On croirait voir apparaître des avions qui évolueraient sur la Garonne, comme « Les bateaux du métro » d’Yves Simon…

La palette de couleurs évolue vers des teintes laissant libre cour à l’évasion et à la poésie souvent liée à une certaine nostalgie.
Outre Toulouse, l’évocation de l’Amérique du Sud avec l’Uruguay ou l’Argentine donne lieu à des compositions pleines d’élans.
Les puristes se laisseront aller à l’observation méticuleuse des Latécoère, Potez et autres Canadair pour lesquels le peintre se joue parfois des couleurs authentiques afin de servir l’harmonie du tableau pendant que les visiteurs à l’âme plus poétique s’abandonneront à la rêverie devant ces œuvres au parfum de sensualité. 

Si le tango traverse la plupart des compositions, c’est à la chanson française que revient l’unité de l’ensemble, comme une ellipse en plein ciel.

Muret, avril 2019